Affaire Fillon : ces auditions qui placent Penelope Fillon dans l'embarras – RTL.fr


March 5, 2017 Facebook Twitter LinkedIn Google+ Uncategorized


Enquête préliminaire 17.025.000.146. Derrière cette appellation bureaucratique barbare se cache le fruit des investigations sur la sulfureuse affaire dite du “PenelopeGate, qui empoisonne la campagne de François Fillon. Le Journal du dimanche révèle dans son édition du 5 mars le contenu de 19 auditions issues de ce volumineux dossier aux 160 cotes, qui trône depuis le 27 février sur le bureau du juge Serge Tournaire. Des allégations à décharge, mais aussi à charge.

Entendue le 10 février par la police, une ancienne assistante parlementaire de François Fillon assure ne pas connaître personnellement l’épouse de son employeur. Savait-elle néanmoins que Penelope Fillon était assistante parlementaire de son mari entre 1998 et 2002, au même moment qu’elle ? “Ce que je sais, c’est qu’en 1998 ma rémunération a été diminuée de moitié pour permettre la rémunération de madame Fillon”, déclare-t-elle, avant de confier qu’à l’époque, elle ne savait pas que la native de Llanover, aux Pays-de-Galle, avait exercé de telles fonctions.

Un travail invisible ?

Même son de cloche du côté d’une ancienne assistante parlementaire de Marc Joulaud, qui fut l’employeur de Penelope Fillon et suppléant de François Fillon. Élisabeth Dosso, entendue elle aussi le 10 février, dit ignorer avoir eu pour collègue l’épouse du Sarthois. Alors qu’elle gagnait 3.200 euros au côté de son époux, la juriste a pourtant presque doublé son salaire au côté du suppléant, touchant près de 6.200 euros par mois. Jeanne Behre Robinson, autre assistante parlementaire auditionnée, explique quant à elle avoir vu Penelope Fillon accompagner régulièrement son mari lors de diverses manifestations, sans avoir “connaissance du caractère contractuel de sa fonction”.

De gros doutes concernent également les activités de conseillère littéraire de Penelope Fillon au sein de la Revue des deux mondes. Michel Crépu, ancien directeur de la revue n’hésite pas à parler d’un emploi fictif. Chargée de réfléchir au futur du journal, la femme du député de Paris reconnaît elle même n’avoir fourni que des conseils oraux au PDG du magazine, Marc Ladreit de Lacharrière. C’est ce travail invisible qui lui est aujourd’hui reproché.

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